Les femmes restent moins payées que les hommes

femme au travail

En 2014, seulement 1,4% des femmes en emploi occupaient un poste de cadre supérieur ou de dirigeant, soit presque trois fois moins que les hommes (4%). Un indicateur parmi d’autres qui montre que la situation professionnelle des femmes au Luxembourg reste moins enviable que celle des hommes, même si les écarts entre les deux populations se résorbent doucement.

55% des femmes âgées de 30 à 34 ans avaient achevé avec succès des études supérieures en 2014 (université, établissement d’enseignement technique supérieur, etc.) contre 49,8% des hommes.

Les femmes gagnent par exemple toujours moins que les hommes. En 2014, les salaires horaires bruts des femmes étaient de 8,6% moins élevés que ceux des hommes, un écart qui a relativement peu évolué depuis 2009 (9,2%). Le Luxembourg fait paradoxalement office de bon élève sur ce plan en Europe. En 2013, l’écart salarial au Grand-Duché se trouvait en effet en dessous de la moyenne des 28 pays de l’UE (16,3%). À titre d’exemple, il dépassait les 20% en Allemagne et en Autriche.

Les femmes majoritaires dans le secteur de l’éducation

En 2014, 64,9% des femmes âgées de 20 à 64 ans exerçaient un emploi. Si ce ratio était près de 13 points inférieur à celui des hommes (77,7%), l’écart tend à se résorber. En 2000, le taux d’emploi des femmes était «seulement» de 53,8%. Un chiffre qu’il faut relativiser car le taux de chômage, selon les critères du bureau international du travail (BIT), reste toujours en défaveur des femmes. Il était de 6,2% en 2014 contre 5,9% pour les hommes.

Les femmes restent surreprésentées dans le secteur de l’éducation (64%), de la santé et de l’action sociale (72,7%). La répartition est la plus égalitaire dans les secteurs de l’Horeca (hôtellerie, restauration, cafés), de l’immobilier et des activités de services administratifs et de soutien aux entreprises.